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Nancy 2
a la recherche du paradigme perdu.


OLENINE Marc


Le titre même devrait donner déjà de précieuses indications sur la méthode. Il y aurait des bribes, le souvenir de l’existence d’une compréhension…Mais le souvenir de seulement l’existence et non pas de cette compréhension qui pourtant existe, en se dérobant, en s’effaçant, en se retournant… Ce serait un travail à la manière de l’archéologie, qui progresse par failles. Il y a des bribes d’histoires semées comme autant de petits cailloux sur le chemin du récit. Multiplier les points de vue, pénétrer les consciences… Se détourner, revenir, explorer, scruter telle ou telle expérience de la pensée. Revenir encore… Creuser plus profond, gratter obstinément jusqu’à dégager tel vestige enseveli. Surtout ne pas ruser avec l’expérience intime de l’apprentissage et accepter de l’accueillir telle qu’on la voit se donner. Ce travail, peu à peu, ressemblerait à un véritable chantier de fouilles, progresserait à la verticale, couche après couche.
Un tel fonctionnement n’est pas habituel, surtout s’il se fonde sur vingt ans d’existence d’un organisme de formation professionnelle lorrain, le CEFOR, qui, lui-même, trouve ses racines dans les grandes mutations industrielles de la fin de ce millénaire. Des matériaux épars, débris de vie, événements rendus exemplaires après coup, anecdotes, fragments d’histoires, patiemment accumulés, commencent à s’emboîter, et émerge d’abord flou puis, de plus en plus précis, quelque chose comme cet objet, le « déficit de l’œuvre » dans lequel comprendre ce qu’« apprendre » veut dire demeure comme question indissociable de celle, pour la conscience, du « vivre du sens se faisant », ou plutôt encore de « multiples sens se faisant du même mouvement et s’enchevêtrant à l’infini », recherche faite de digressions car l’être humain, sujet émietté, pris dans le mouvement d’une transformation continuelle, recherche une véritable cohérence.


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