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Etiquetage perçu et construction de stratégies d'ostension de soi


DUTOIT Martine


De la même façon que l’action sur le monde physique implique des actes de nomination et de catégorisation, dans le monde des interactions sociales, les sujets procèdent à une identification et à une catégorisation reposant sur leur expérience cognitive préalable. On constate l’existence d’une fonction sociale d’étiquetage, qui peut être définie comme un travail d’attribution à des sujets de caractéristiques préalablement connues des sujets qui étiquettent. L’étiquetage est une mise en représentation et une mise en discours ordonnant le monde social. Il fonctionne comme une grille d’interprétation des rapports entre sujets dans les situations. Les pratiques d’étiquetage sont particulièrement visibles dans ce qu’il est convenu d’appeler les institutions. Cette recherche m’a amené à considérer les processus d’étiquetage comme des composantes de ce qu’on appelle de manière indifférenciée les dynamiques identitaires. Dans les actes de communication, lorsque les enjeux sont relatifs à des négociations de place et de pouvoir d’agir, les locuteurs, individuellement, et en référence à des groupes d’appartenance socialement constitués, se livrent à un exercice d’ostension de soi pour influencer les représentations d’autrui. Nous nous intéressons donc dans l’acte de communication, ici une communication destinée à un public à la perception qu’ils laissent apparaître des images sociales qui leur sont relatives, aux discours et nouvelles définitions et significations qu’ils proposent pour influencer les constructions de sens des destinataires, aux liens qu’entretiennent ces perceptions et discours avec leur expérience, passée et présente, et leur vécu des situations sociales et des situations de soin.


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